CO129-426 - Public Offices - 1915 — Page 277

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BUREAU DE LA CONFÉRENCE.

Son Exc. M. le Jonkheer J. LOUDON, Ministre des Affaires Etrangères, Président honoraire.

M. J. T. CREMER, Président.

M. le Dr. J. A. A. H. de BEAUFORT, Secrétaire-Général.

M. H. PETITPIED, Secrétaire.

M. H. VAN DER MANDERE, Secrétaire-adjoint.

M. le Baron W. C. SNOUCKAERT VAN SCHAUBURG, Secrétaire-adjoint.

M. le Jonkheer A. W. L. TJARDA VAN STARKENBORGH STACHOUWER, Secrétaire-

adjoint.

M. L. WERY, Secrétaire-adjoint.

COMITÉS.

Comité de Rédaction.

Président: M. le Dr. C. Th. VAN DEVENTER.

Secrétaire: M. le Jonkheer A. W. L. TJARDA VAN STARKENBORGH STACHOUWER.

Membres: Son. Exc. M. le Baron ALBÉRIC FALLON.

Sir WILLIAM COLLINS.

M. CHARLES DENBY.

Comité de Presse.

Président: M. A. A. DE JONGH.

Secrétaire: M. Ch. J. I. M. WELTER.

Membres: MIRZA MAHMOUD KHAN.

M. WILLIAM J. ARCHER.

SÉANCE D'OUVERTURE.

Le lundi, 15 juin 1914.

Son Exc. M. le Jonkheer Loudon, Ministre des Affaires Etrangères de

S. M. la Reine des Pays-Bas, ouvre la séance en prononçant le discours suivant:

MESSIEURS,

Pour la troisième fois les Délégués des Puissances se trouvent réunis en cette ville dans le but d'établir un accord entre les pays civilisés pour mettre un frein aux abus croissants de l'opium, de la morphine et de la cocaïne.

La première conférence, celle de 1912, la plus importante, bien que limitée à douze Puissances, établissait sur la base des Résolutions de Shanghai, les principes

de l'accord, les règles à adopter de part et d'autre pour enrayer le fléau. Nous devons à cette conférence la Convention de l'Opium.

La seconde, issue de la première par le seul fait que plusieurs d'entre les Puissances invitées à signer la Convention s'en étaient abstenues, décidait que le dépôt des ratifications par les Puissances signataires pourrait néanmoins avoir lieu. Elle dissipait, en outre, des malentendus sur la portée de la Convention et elle chargeait les Pays-Bas de persuader les États réfractaires à se joindre à l'action

commune.

La troisième conférence, celle que je suis sur le point d'ouvrir aujourd'hui, répond au voeu émis par la seconde portant que si, à la date du 31 décembre 1913, la signature de toutes les Puissances n'avait encore été obtenue, les signataires se réuniraient à nouveau pour examiner la possibilité de faire entrer en vigueur la Convention de l'Opium, malgré l'abstention de quelques Puissances. En ma qualité de Ministre des Affaires Etrangères j'ai à vous rendre compte, Messieurs, de la façon dont le Gouvernement de la Reine s'est acquitté de la tâche que lui imposait le Protocole de Clôture de la 2ème conférence. Je le fais avec un plaisir d'autant plus vif que je puis constater en même temps la valeur de l'appui qui nous a été prêté par plusieurs autres Gouvernements dans l'accomplissement de cette tache. Grâce à ce précieux concours nous avons obtenu l'adhésion de la Suède, de la Norvège, du Monténégro, de la Roumanie, de In Suisse, de la Bulgarie et de l'Uruguay. Celle du Pérou, si nécessaire en ce qui concerne la cocaïne, nous était déjà parvenue quelques jours après la cloture de la gème conférence. Je puis ajouter à cette liste, et j'en suis fort heureux, l'adhésion en principe de l'Autriche et de la Hongrie. Ces deux Puissances qui pour des raisons d'ordre constitutionnel ne se trouvent pas encore en mesure de signer la Con- vention, ont toutefois déclaré leur ferme intention d'y adhérer dès que faire se pourra. Répondant à notre appel, elles se sont engagées à prendre, aussitôt que la Convention serait mise en vigueur par les Puissances signataires, les mesures nécessaires en vue d'en assurer l'application. La Grèce n'a pu signer que sous la réserve que la Convention ne serait pas appliquée à ses territoires nouvellement acquis. Toutefois je viens de recevoir un télégramme d'Athènes m'informant que

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